S’y croisent la faune et la flore du bois et des prairies qui cohabitent avec harmonie dans les haies, douce étape vers la lumière ou l’ombre selon qu’ils quittent un biotope pour entrer dans un autre. Ainsi, très riches en espèces, les haies servent de perchoir et de refuge aux uns, fournissent de la nourriture aux autres. Ce faisant, elles contribuent à l’équilibre général du site des Basses Eaux ; il est donc fondamental de les laisser s’épanouir. Essayez de repérer les traces du passage de la grive, le chant du rouge-gorge, de la mésange ou de la fauvette. En saison peut-être pourrez-vous cueillir quelques mûres (sans abuser des bienfaits de la nature, évidemment !)… Saurez-vous reconnaître l’aubépine à ses épines, ses petites fleurs roses ou blanches et leur agréable parfum ? Ou encore le prunellier, petit prunier sauvage, qui défend ses prunes très acides de ses rameaux chargés d’épines ?

 

Les voies de passage

Entre le bois et la prairie, on devine, en particulier sous les barbelés, des voies de passage. Elles ont été faites par des chevreuils ou des sangliers, cherchant à se frayer un chemin. Si vous regardez attentivement les barbelés, vous pourrez
même trouver des touffes de poils, preuve du délit…

La grive, la coquille et l’enclume

Parfois, vous pourrez observer, auprès d’une pierre, de nombreuses coquilles d’escargots brisées. Connaissez-vous la coupable ? Il s’agit de l’ingénieuse grive musicienne (Turdus philomelos), qui se nourrit des escargots. Elle les attrape en se servant de la pierre comme d’une enclume pour briser les coquilles. Sa victime favorite est l’escargot des haies (Cepaea nemoralis) ; en vous penchant un peu vous le verrez facilement évoluer parmi les orties et les ronces. Sa couleur et le nombre de ses stries varient selon les individus.