Dans ces grands espaces verdoyants évoluent sangliers, chevreuils, lièvres mais aussi la plupart des fleurs de nos campagnes.

Aux temps où ces terres n’étaient pas exploitées par le bétail ou la main de l’homme, c’étaient les grands herbivores ou les incendies qui permettaient leur existence et leur renouvellement. Les prairies sèches des Basses-Eaux sont redevenues quasi autonomes.

Elles ne dépendent ni des engrais ni des herbicides. Petit à petit, les sols s’appauvrissent et les espèces se réapproprient l’espace, qui n’est plus réservé aux plantes les plus résistantes. Qui sait ?

Vous verrez peut-être refleurir des coquelicots au sein de cette végétation herbacée beaucoup plus variée ? Revenez dans quelques années, les prairies sèches des Basses-Eaux seront encore plus colorées qu’aujourd’hui !

 

 

L’araignée guêpe

À la fin de l’été, vous apercevrez
dans la prairie une grosse araignée
au milieu de sa toile. Il s’agit de
l’épeire frelon (Argiope bruennichi).
Imitant une guêpe, cette vorace
amatrice de criquets dissuade ainsi
les oiseaux de la manger.

 

L’ortie et le papillon

Si l’ortie (Urtica dioica) n’est guère engageante pour l’homme,
sachez qu’elle est l’indispensable nourricière d’un des plus beaux
papillons de nos campagnes : le paon du jour (Nymphalis io).
Surmonté de piquants dissuasifs, c’est au stade de chenille qu’il
consomme les orties. D’un beau roux, il peut se permettre de se
poser tranquillement au soleil les ailes écartées, car les ocelles
qui y sont dessinées, dans des tons de violet, noir, jaune et blanc,
ressemblent à des yeux et effrayent les oiseaux !

ok