De la pierre changée en eau

Ces deux étendues d’eau, havres de paix salutaires pour la faune et la flore aquatiques, sont la création de l’homme.
Il s’agissait autrefois de ballastières, carrières d’où l’on extrayait des ballasts, pierres concassées servant de matériaux de construction.
L’eau qui remplit ces deux étangs ne provient ni de la Durdent toute proche, ni du ruissellement, mais de la nappe phréatique de la vallée qui affleure. En toute logique, le niveau de l’eau est plus ou moins élevé en fonction des pluies.

Les animaux du bord de l’eau

De nombreux oiseaux peuplent également ces zones humides où ils trouvent de quoi se nourrir, poissons ou insectes : le héron, le martin pêcheur, le cormoran, la poule d’eau ou encore le chevalier guignette. Attendez-vous à croiser aussi crapauds, libellules, escargots et punaises d’eau, habitants de cet écosystème qu’ils contribuent à faire vivre.

 

 

 

Le patineur des étangs

Ou « araignée d’eau » pour les intimes ! Cet insecte (Gerris lacustris), qui appartient à l’ordre des hétéroptères, utilise ses longues pattes pour glisser sur les eaux calmes et chasser ainsi divers petits animaux. Le bout de ses
pattes, recouvert de poils, lui permet de piéger l’air sous forme d’une bulle. Une source d’inspiration pour les créateurs de l’aéroglisseur ?

Le malheureux crapaud

Si vous tombez malencontreusement sur un crapaud décapité, c’est au putois (Mustela putorius) qu’il faudra en tenir rigueur. Pas trop tout de même car cet animal, qui apprécie les zones humides où il chasse la nuit toute sorte de petits animaux, est fort utile mais toujours plus rare en Normandie. Attention, il laisse les restes du crapaud recouverts de pustules toxiques !

 

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