Ce sont des êtres adaptés à la vie dans des sols gorgés d’eau qui vont habiter la prairie humide et, d’une certaine façon, l’exploiter et l’entretenir. Les prairies humides des Basses Eaux sont actuellement « en équilibre », ce qui n’est pas forcément synonyme de « propre » au sens courant du terme.

Ce sont des prairies où se croisent un grand nombre d’espèces, où vous verrez une flore variée et paître le bétail. Attention cependant, ces terres ne doivent et ne peuvent être laissées à l’abandon, leur entretien par l’homme et le bétail est une étape intermédiaire nécessaire à l’évolution des écosystèmes.

Cette notion d’équilibre s’avère par ailleurs primordiale pour retenir l’eau en cas d’inondation : agissant comme une éponge qui absorbe l’eau, la prairie humide en équilibre est bien plus efficace qu’une prairie banalisée (c’est-à-dire une prairie productive du point de vue de l’agriculture mais où seule une dizaine d’espèces perdurent) ou un boisement…

 

 

La couleuvre à collier

Cet animal protégé que vous croiserez peut-être sur votre chemin en zone humide est parfaitement inoffensif. Contrairement à la vipère, dont la tête est triangulaire, la couleuvre (Natrix natrix) a une tête ronde, ornée, à l’arrière, de tâches jaunâtres évoquant un collier. À la belle saison, on peut la voir se chauffer au soleil ou chasser près de l’eau – elle nage très bien – de petits animaux, comme les grenouilles qu’elle avale tout de go.

 

La bécasse des bois

La bécasse (Scolopax rusticola), échassier de nos forêts, arbore un plumage imitant les feuilles mortes. Discrète, elle s’active surtout au crépuscule. Son vol rapide aux brusques changements de direction est très caractéristique. C’est au printemps que vous aurez le plus de chances de l’apercevoir, lorsqu’elle longe le bois ou gagne le marais.

 

 

 

 

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