Parcours faune : Hôtel à insectes

 

Les hôtels à insectes : abriter et observer.

 

Dans un espace naturel, nombre d’insectes disposent de ressources alimentaires suffisantes dans leur environnement proche mais ne trouvent pas forcément un lieu idéal pour s’abriter la nuit ou durant l’hiver.

Afin de donner un coup de pouce à la nature mais surtout pour permettre à chacun d’observer ces animaux souvent discrets et méconnus, le site des Basses Eaux s’est équipé d’hôtels à insectes originaux.

Ces animaux sont pour la plupart de remarquables pollinisateurs. Si certains sont de redoutables prédateurs, ils restent indifférents à l’homme. Si on ne cherche pas à les attraper, il n’y a rien à craindre. Au contraire, il est fascinant de se laisser surprendre en observant le ballet incessant des abeilles au printemps, la diversité des animaux accueillis ou de ceux cherchant à les parasiter, ou encore le nombre de coccinelles qui recherchent un abri hivernal.

VULCAIN

L’emplacement de ces équipements a été soigneusement choisi : un lieu à la frontière entre un espace boisé et une zone de prairie bordée de haies. S’ajoute à cela une exposition idéale pour capter les rayons solaires pendant la journée.

Chaque case abrite un groupe d’habitants spécifiques comme refuge pour l’hiver ou pour se reproduire à la belle saison.

Ainsi, par exemple, les cavités sont utilisées par les papillons et les chrysopes. Les bois percés et les tiges creuses de diamètres variables sont colonisés par les abeilles solitaires (en particulier l’osmie) et de petites guêpes parasites. Les abeilles solitaires pondent dès le printemps à l’intérieur des galeries. Le développement de la larve s’effectue donc à l’intérieur de la galerie. Enfin, les abris remplis de fourrage sont utilisés par les perces oreilles (appelés aussi forficules)

 

  • La Chrysope

ChrysopeInsecte délicat coloré d’un vert vif (qui vire au brun en fin de saison), la chrysope est surnommée à juste titre le « lion des pucerons » : en été, la larve et l’adulte en dévorent des centaines. Elle est considérée comme un auxiliaire des jardins.

 

 

 

 

  • Une Abeille solitaire : l’osmie

ABEILLE SOLITAIREEspèce d’abeille solitaire, elle apparaît au début du printemps. Elle butine tout type de fleurs, pour s’alimenter et pour préparer les réserves qui nourriront ses larves et qui seront stockées dans des cellules. Par ce biais elle demeure une grande pollinisatrice de plantes sauvages.

 

 

 

 

  • Les Guêpes solitaires

GUEPE SOLITAIREDe tailles variables, des dizaines d’espèces de guêpes solitaires fréquentent les espaces naturels. La plupart des femelles aménagent leurs cellules dans des endroits variés : tiges pleines de moelle ou creuses (sureau, ronces, etc.), bois pourri, etc. Celles-ci accumulent des insectes paralysés pour nourrir leurs larves.
Certaines espèces vont même parasiter les parasites.
L’hôtel à insectes va permettre d’observer ce manège étrange où chacun essaye de mettre en œuvre les meilleures conditions pour sa descendance.

 

 

 

  • Les Coccinelles

COCCINELLE A 7 POINTSPlusieurs espèces de coccinelles recherchent des gîtes pour passer l’hiver au chaud. Avec 2, 7, 14 ou encore 22 points, les coccinelles adultes ou larvaires sont de redoutables consommatrices de pucerons.
Au sein du gîte, on pourra observer des coccinelles à deux points par dizaines si l’hiver est rigoureux.

 

 

  • Les Syrphes

SyrpheCes mouches ressemblent à des guêpes mais n’en sont pas. Ce sont juste des professionnelles du camouflage. On les distingue par leurs gros yeux, leur paire unique d’aile (et non pas 2 paires comme chez les guêpes) et leur vol stationnaire. Cette tromperie a pour but de dissuader les prédateurs de les attraper
A l’état adulte les syrphes sont des butineuses. Il en existe de très nombreuses espèces qui occupent des habitats très variés. Ainsi on rencontre des larves dans les bois morts, les espaces fleuris, les matières fécales, etc. Plusieurs générations se suivent jusqu’en octobre.

 

 

 

  • Le Perce-oreille

perce oreilleLe perce-oreille, ou forficule, est un opportuniste. Il se nourrit de tout ce qu’il rencontre, petits insectes, fruits mûrs ou matières en décomposition. Actif la nuit, il recherche les lieux humides et obscurs le jour. Les fameuses pinces n’en sont pas. Le surnom de l’animal vient de la forme des pinces employées jadis par les joailliers. Il s’agit en fait d’organes sensoriels appelés cerques. Ceux-ci peuvent néanmoins servir à impressionner un ennemi ou un congénère. Pour le naturaliste, ils servent aussi à distinguer les espèces entre elles.